NON A LA HAUSSE DE LA TAXE FONCIERE PAR LE DEPARTEMENT !

, par mcb

L’augmentation de 16,47% du taux du département sur le foncier bâti est pour nous absolument inacceptable.

Une famille payant aujourd’hui environ 800 euros de taxe foncière devra débourser plus de 40 euros supplémentaires, sans compter la hausse des taux nationaux de plus de 3%.

A la veille de la séance du Conseil Général consacrée au budget, nous voulons tout d’abord rassurer les citoyens qui ont le sens de la gauche.

Non, toute la gauche ne va pas s’abstenir sur le budget d’austérité proposé par l’exécutif au Conseil Général puisque les conseillers généraux communistes vont voter contre

L’augmentation de 16,47% du taux du département sur le foncier bâti est pour nous absolument inacceptable.

Une famille payant aujourd’hui environ 800 euros de taxe foncière devra débourser plus de 40 euros supplémentaires, sans compter la hausse des taux nationaux de plus de 3%.

C’est le choix de l’austérité payée par les citoyens qui voient leur pouvoir d’achat amputé au travers de la baisse du pouvoir d’achat des salaires et des minima sociaux, les services publics attaqués (nous rappelons pour le département la décision de passer les cantines de collèges au privé) et qui vont payer plus d’impôts, c’est la triple peine.

Nous ne comptons évidemment pas pour rien le fait que soit revue à la hausse une certain nombre de dépenses sociales, mais le département était au pied du mur après des années de dépenses contenues et face à l’explosion des difficultés sociales. Et, nous savons que nous serons malgré tout très loin du compte face aux besoins.

Penons l’exemple du logement, nous savons qu’aujourd’hui dans le Rhône, des familles se retrouvent parfois pendant plusieurs semaines en n’ayant que leur voiture comme abri. De la même manière, les besoins d’hébergements des enfant placés explosent et comment s’en étonner dans une société fracturée par la crise ?

Et puis, des lignes importantes continuent de baisser comme le sport à moins 7% et ce sont évidemment les clubs sportifs, si importants auprès des enfants et des jeunes dans les quartiers populaires qui vont en faire les frais.

Cette décision de hausse des impôts éclaire la politique de fuite en avant de Michel Mercier qui pendant des années a nié les difficultés financières du département et les conséquences des réformes de la fiscalité locale et du désengagement de l’état, notamment avec la politique suivie par le gouvernement Sarkozy.
Les déclarations disant que le Musée des confluences, dossier au budget sans cesse exponentiel, était payé d’avance étaient-elle pur mensonge ?

Mme Chuzeville et Michel Mercier se sentent ils les mains libres aujourd’hui alors que leurs amis ne sont plus au gouvernement ? Se sentent-ils des ailes pour faire payer les contribuables dans la perspective de la fameuse métropole européenne d’autant qu’ils espèrent ne pas avoir de compte à rendre aux électeurs dans l’agglomération puisque le département disparaîtrait ? La corbeille de mariée entre Gérard Collomb et Michel Mercier couterait alors bien cher aux rhôdaniens.

Nous ne laisserons pas passer ce mauvais coup et nous appelons nos collègues de gauche au CG, s’ils pensaient s’abstenir à se reprendre. Les populations ne doivent pas faire les frais d’une mauvaise politique couplée à une mauvaise gestion.

Au delà du département, la situation est éclairante quant aux conséquences des mauvaises réformes concernant la fiscalité locale et le désengagement de l’Etat. Sur le RSA par exemple, transféré en 2004 aux départements et qui devait être compensé par la part de la TIPP, il y a pour le Rhône un différentiel estimé à plus de 202 millions d’euros .

Et quelles conséquences dramatiques auront pour les populations la baisse de 4,5 millions d’euros annoncées sur 3 ans pour les dotations aux collectivités locales ?

Décidément, c’est bien avec la commission européenne que se décide la politique du gouvernement français.

Tout cela éclaire d’un jour sombre l’Acte 3 de la décentralisation qui accentue le désengagement de l’Etat au profit des régions et des métropoles dans un moment de restriction des dépenses publiques tout en effectuant une recentralisation locale qui éloigne les citoyens des centres de décisions et vide les communes de leur substance. L’obscure gouvernance va-t-elle se substituer aux élus de la république ?

Sans compter les risques d’éclatement du territoire national que nous voyons se dessiner par exemple avec ce qui se passe en Alsace avec la création d’une collectivité territoriale d’Alsace regroupant les deux conseils généraux et la région.

Nous partageons le proposition de l’ANECR d’un moratoire concernant cet Acte 3 pour permettre le débat et l’information des populations et surtout pour une autre réforme.
Nous allons prendre toute notre place dans la bataille des communistes du département pour cet objectif et d’ici juin, nous organiserons une soirée de débat, d’information et d’action à Vénissieux sur ce thème.

P.-S.

Lamentable ! Le vote du budget est une affaire interne à la majorité, voilà ce qu’a déclaré le président du groupe socialiste au CG-Thierry Philip- pour justifier la non participation au vote des élus socialistes qui a permis que la hausse prévue passe alors qu’elle aurait pu être retoquée.

C’est la première fois qu’une opposition ose se défiler ainsi devant l’acte le plus important pour une collectivité locale qu’est la vote du budget puisqu’il conditionne toute son action.

Il faut croire que la connivence est grande entre Michel Mercier et Gérard Collomb pour que le PS en arrive là.
Les résultats de la partielle de l’Oise devrait pourtant faire réfléchir tout le monde, quand la gauche s’oublie, c’est le FN qui ramasse la mise !

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