Pas d’insertion possible sans emploi industriel

, par mcb

Lors de la séance du Conseil général du11 février, la majorité de droite présentait un rapport concernant le plan départemental d’insertion.
Alors que la lutte s’organise autour des salariés de l’usine Veninov -ex Marêchal- menacée de fermeture, Marie-Christine Burricand intervenait pour rappeler au président du Conseil général ses responsabilités en matière d’emploi.
Rendez-vous est donné à la population le 2 mars devant l’entreprise rue Eugène Marêchal pour exprimer avec les salariés le refus de voir disparaître cette entreprise.

Je serai bref, Monsieur le Président. Je me suis largement exprimée au nom du groupe communiste dans cette assemblée sur la question du suivi des bénéficiaires par les associations, sur la nécessité de rétribuer les référents à la hauteur de leur travail et sur le respect des droits des bénéficiaires. Notre engagement est donc connu de tous dans cette assemblée et dans le département.

Il me semble cependant que les élus ne peuvent pas parler du RSA et de l’insertion sans aborder la question de l’emploi.

Je ne ferai pas un scoop en disant- notamment dans le département du Rhône- que le nombre de bénéficiaires augmente au rythme des suppressions d’emploi et que le Rhône vit ces derniers mois une véritable tourment concernant l’emploi industriel.

Dans une ville comme Vénissieux, plusieurs centaines d’emplois industriels ont disparu en quelques mois : pratiquement 500 emplois à Bosch, un patron ripou qui sacrifie Saint-Jean Industries.

Ce matin, avec mon collègue Christian Falconnet, nous avons rencontré les salariés de l’usine Veninov, une des plus anciennes de Vénissieux, inquiets légitimement pour leur emploi.

Combien de RSA créent-on avec ces suppressions d’emploi ?

Ces salariés nous expliquent qu’ils ont les bons de commande mais pas la matière première kidnappée par leur patron.

C’est une entreprise qu’on fait mourir, une centaine de salariés qui peuvent se retrouver à la rue.

Ce seront aussi des jeunes aujourd’hui étudiants, en apprentissage dans la chimie, qui auront plus de mal à trouver du travail à la fin de leurs études.
Parmi eux, un certain nombre se retrouveront au RSA, alors qu’ils ne demandaient qu’à travailler.

Aujourd’hui, la direction de l’entreprise est en Allemagne et échappe au droit du travail français.

Et puisque vous êtes ministre de la justice du gouvernement, et pour l’instant encore Président du Conseil général, je me permets de vous interpeller à double titre :

Que comptez vous faire en tant que Ministre de la justice pour secourir, soutenir les salariés qui ont ainsi à faire avec des patrons ripoux et qui se retrouvent complètement démunis d’un point de vue juridique, alors que du point de vue des besoins industriels, cette entreprise devrait continuer à vivre ?

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