RSA : Intervention de Marie-Christine Burricand à la séance du 22 novembre 2013

, par mcb

Ce rapport au travers du bilan du dispositif met en avant les difficultés croissantes auxquelles se trouve confronté notre département, du point de vue de l’industrie et de l’emploi.

Plus 1,4% d’augmentation du chômage, plus 6,2% d’allocataires, plus 7,5% pour le RSA socle, c’est à dire ceux qui n’ont vraiment plus rien d’autre alors que l’an dernier on était à 1,5% pour le RSA socle. On voit bien comment les conditions de vie des rhodaniens se sont aggravées.

Ces chiffres disent la dégradation de la situation économique et sociale. Ce sont presque 100 000 personnes qui survivent dans le département avec ce dispositif.

Dans cette situation difficile, il faut se féliciter des efforts des différents intervenants dans le dispositif, notamment des référents et des travailleurs sociaux.

Pour autant, nous entendons de plus en plus souvent dans nos CLI les professionnels de l’emploi et de l’insertion dire qu’ils n’ont vraiment plus rien à proposer, que ce soit pour l’emploi ou la formation. Et nous voyons dans ces conditions, la montée de l’exaspération, des violences contre soi-même et parfois contre les autres.

Certains secteurs, notamment à pôle emploi, sont tellement touchés par cette question qu’ils sont obligés de le traiter du point de vue de leurs professionnels et de l’organisation de l’agence. C’est une difficulté récurrente et les professionnels ont conscience que l’absence de réponse, si elle ne justifie pas les actes agressifs, est source d’une montée des difficultés et des tensions, difficiles à gérer pour les bénéficiaires et les professionnels.

Au delà de ce rapport, l’avenir du dispositif es posé au plan national, mais aussi au plan local avec le passage à l’eurométropole.

Et comme toujours dans ces situations que nous déjà vécues sur d’autres collectivités ou passages de compétences, la tentation sera grande "d’administrativer" le dispositif, de le déléguer, voire de le marchandiser comme cela a pu se passer sur la formation pour une part. et qui a pour conséquence la très grande difficulté dans la quelle se trouve l’AFPA, ses ressources et compétences inutilisées alors qu’il y a tellement besoin de formation...

Evidemment , la tentation de faire des économies sur le dispositif, donc sur les femmes et hommes qui en ont besoin, est grande. puisque ce que vous considérez madame la présidente comme "une grande aventure" - la métropole- est d’abord faite pour réduire les dépenses publiques, non pas les gaspillages comme on veut nous le faire croire, mais la réponse aux besoins des habitants, dans un esprit républicain d’égalité de traitement des citoyens.

A ce jour, je constate que nous présidents de CLI, n’avons aucune information concernant l’avenir du dispositif et n’avons à aucun moment été consultés sur notre expérience.

Quant aux acteurs du dispositif, je pense notamment aux référents et à l’ensemble des associations avec lesquelles nous travaillons, ils sont dans le flou le plus complet.

Cette situation est inacceptable et augure mal de l’avenir. Cela nous conduit à exiger qu’un vrai débat s’engage sur l’avenir , une concertation associant, les présidents de CLI et les associations, les représentants des bénéficiaires, le syndicats, le pôle emploi... ;

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