Convention entre la ville de Tinca et la Métropole de Lyon : Intervention de Marie-Christine Burricand

, par mcb

La Métropole votait ce lundi 11 mai une délibération concernant les populations rois de Roumanie. J’intervenai pour le groupe communiste.

Monsieur le Président, Chers collegues,

Nous nous félicitons de cette délibération qui s’ inscrit dans la volonté d’une coopération internationale utile et solidaire, même si nous en mesurons les limites. Cette action participe de la recherche de solution de développement et de lutte contre la misère pour éviter que des populations soient contraintes de quitter leur pays, pour certains en direction de notre agglomération.

Cette délibération confirme en creux que les migrant ne quittent pas leur pays par plaisir ou pour profiter de notre système mais tout simplement parce qu’ ils ne peuvent plus y survivre.

Créer les conditions du développement territorial est essentiel pour permettre aux populations concernées de vivre et travailler dans leurs pays.

Une vérité à méditer quand des milliers de migrants, adultes et enfants, succombent sur les rives de la méditerranée, rejetés par une Europe forteresse qui est pourtant responsable des guerres, dictatures, catastrophes écologiques, industrielles et économiques qui les jettent sur des routes meurtrières.

S’il faut aider ces populations à s’insérer chez elles, il faut aussi les accueillir dignement ici et mettre en place des actions d’insertion pour ici et là bas .

Rentrer dans cette action, c’est aussi combattre les préjugés. Ils sont entre 15000 et 20000 en France et ce chiffre est stable. Seule une minorité réside dans des squats.

Ces populations ne viennent pas non plus comme elles veulent. Certes, elles bénéficient pendant trois mois de liberté de circulation dans l’Union européenne, mais le maintien sur le territoire français sont ensuite soumises à des conditions de durée de travail inaccessible au plus grand nombre d’entre eux. C’est la très grande perversité de l’union européenne de faire rêver à la liberté de circulation quand pour les pauvres, il ne s’agit que d’ une liberté d’errer de squats en squats, à la merci de tous les profiteurs.

Enfin, les roms n’abusent pas des droits sociaux. La plupart du temps, ils n’y ont pas accès faute de domicile fixe.

Plus ces populations sont rejetées dans des conditions de vie précaires, plus elles sont livrées à la débrouille et aux trafics, plus l’exaspération et le rejet des citoyens montent dans une spirale infernale.

Notre agglomération à connu derniers années de nombreux drames et les maires sont au premier rang pour éviter le pire.

Cela fait plusieurs années que nous demandons d’en finir avec cette errance et pour cela que l’’ensemble des institutions travaillent ensemble pour construire pour ces populations une solution pérenne et digne. Il serait temps d’y travailler.

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