Séance du 11 juillet : Intervention sur le Fond solidarité logement

, par mcb

Le FSL : un outil essentiel de solidarité qui a toute sa place dans le PLALHPD (Plan local d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées)

Monsieur le Président, Chers collègues,
Notre groupe votera bien évidemment cette délibération. Nous nous félicitons que malgré les baisses des dotations de l’état et les moins 6% du budget, les sommes consacrées à l’accès au logement soient maintenues, celles au maintien dans le logement et au droit à l’énergie soient légèrement revalorisées.

Les bailleurs sociaux ont accepté de faire un effort supplémentaire alors qu’on connait leurs difficultés financières. Cela mérite d’être souligné. Il est dommage que les fournisseurs d’énergie ne se soient pas mis au diapason.

En même temps, l’enveloppe globale est en baisse de 42000 euros, pris essentiellement sur l’accompagnement social lié au logement et les sommes consacrées à l’eau. La délibération ne nous dit pas si d’autres dispositifs compenseront On sait que malgré l’interdiction des coupures d’eau prévue par la Loi Brottes de 2013, celles ci ont toujours lieu.

Nous disons oui à la prise en compte de nouveaux publics:propiétaires occupa,ts, gens du voyage...), oui à la réactualisation des plafonds sur laquelle nous demandons des informations plus précises. Mais nous constatons que ces orientations vont se heurter à des moyens qui eux baissent.

Le choix de prioriser l’accès et le maintien dans le logement témoigne de l’urgence sociale sur ces questions, nous savons que le dispositif voté aujourd’hui n’est pas à la hauteur des besoins toujours croissants.
L’insuffisance de logements sociaux, les loyers élevés, le chômage et les bas salaires nourrissent les difficultés des familles. Le logement précaire est un facteur essentiel d’exclusion.

Dans une ville comme la nôtre, le travail social a permis d’éviter 377 coupures d’électricité mais 361 ont eu lieu malgré tout.

La crise du logement atteint une ampleur inégalée avec 3,8 millions de personnes en habitat précaire et 141500 sans domicile fixe.
La courbe des loyers est inverse de celle des salaires. Alors que la france est devenue un pays de bas salaires, les loyers ont continué d’augmenter notamment dans le privé, plus 52% depuuis 1998.

Là aussi, contrairement aux idées reçues, ce sont les pauvres qui subissent le plus cette hausse des dépenses de logement. Les français les plus pauvres consacrent 23% de leurs revenus aux dépenses de logement, les plus riches 11% !

Oui Mr le Président, le droit au logement digne n’est pas assuré dans notre pays, ni dans la métropole.
C’est une bataille nationale.
C’est pourquoi nous défendons à Vénissieux le maintien de notre offre de logements sociaux, ce qui exige de nouvelles constructions et nous défendons aussi les constructions de logements sociaux dans les villes qui ne respectent pas la loi.
C’est pourquoi, notre maire continuera à prendre des arrêtés anti-expulsion, car les situations dramatiques des familles expulsées exigent des mesures d’urgence !

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