Intervention de Marie-Christine Burricand au Conseil National des 27 et 28 mars

, par mcb

J’ai eu un doute ce matin en écoutant le rapport de Pierre Laurent : s’adressait-il à nous comme dirigeants du PCF ou comme cheville ouvrière du Front de gauche ?
L’horizon du PCF ne peut se réduire à une alliance électorale.

Le rapport fait l’impasse sur deux questions essentielles : la reconstruction de l’organisation communiste particulièrement à l’entreprise et dans les quartiers populaires et le contenu communiste de la transformation sociale.

Il est très largement insuffisant sur les combats de classe à mener. La bataille des retraites se gagne d’ici l’été. Presque rien sur la réforme des collectivités territoriales qui est un véritable coup d’état contre la république et la nation ! Exigeons un référendum sur ces questions qui rejoignent les préoccupations du Non de 2005.

L’abstention est sous-estimée. Elle relativise fortement tous les résultats et la comparaison de Pierre Laurent avec les législatives de 2008 est indécente car il y a l’abstention en plus et l’élan en moins !

Posons-nous la question : À quoi a servi finalement le Front de gauche ?

La direction nous avait promis le renforcement de la gauche de combat. Le poids d’Europe écologie, la baisse de notre nombre d’élus démentent que cet objectif soit atteint.

L’émancipation du PS devait être au rendez-vous. Au second tour, à l’exception du Nord/Pas-de-Calais et du Limousin, nous avons couru aux exécutifs sans exigence vis à vis du PS. Nous sommes loin des effets d’annonces du début de campagne et allons encore fabriquer des déçus.

Par contre, le Front de gauche a bien servi à diluer le PCF. La moitié des élus perdus dans les régions et la quasi disparition des groupes communistes, une moindre visibilité.

Les meilleurs résultats sont obtenus dans des régions où des responsables communistes populaires conduisaient les listes, où le rassemblement a dépassé le cadre étriqué des états-majors pour s’ancrer dans les luttes et le monde populaire, avec des femmes et hommes capables de rassembler la famille communiste, loin du prêt à penser de Fabien.

La direction nous propose un congrès ficelé, petits bras, à la va vite. En l’état, la proposition est inacceptable et antidémocratique.

Enfin, la candidature communiste à la présidentielle est essentielle et doit se construire de loin sur le fond et la forme pour rassembler.

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