Le CERTA, un outil précieux pour l’insertion et la Formation

, par mcb

Intervention de Marie-Christine Burricand au Conseil municipal du 4 février

Madame Le Maire, Chers collègues,
Le Certa, Centre régional des techniques avancées, est une création originale née en 1983 de la volonté commune de de la Ville de Vénissieux, d’universitaires et de syndicalistes.
IL s’agissait alors de permettre à des femmes et hommes et d’abord des jeunes sortis sans qualification ni diplôme de l’école d’accéder à une formation qualifiante, diplômante et à l’emploi avec une priorité donnée à l’emploi industriel dans une période de mutation technologique intense.
Depuis le Certa a formé ou accompagné plus de 25000 personnes dont la moitié au moins de vénissians. Aujourd’hui, il forme 1200 stagiaires dont 500 vénissians. Il le fait en restant fidèle à ces engagements d’origine : la volonté d’offrir à tout un chacun sans exclusion aucune la possibilité de se former et pour les plus éloignés de l’emploi de se remettre le pied à l’étrier, le tout avec un souci global de l’individu qui prend en compte ses problèmes personnels.
Le Certa n’a pour autant pas hésité à évoluer en prenant en charge le suivi des bénéficiaires du RSA , en mettant en place des des formations dans le domaine tertiaire, les compétences premières, le français langue étrangère.
Ila acquis un savoir faire spécifique en direction des publics les plus éloignés de l’emploi. Il est le seul organisme de formation à prendre des jeunes de niveau 5/6 pour les amener jusqu’au Bac Pro.
Le Certa traverse des difficultés liées aux positions de la Région quant aux marchés de formation et à son désengagement qui a représenté une perte de 900 millions d’euros en 2016.
Comme beaucoup d’autres organismes de formation et d’insertion, ce n’est pas la première fois qu’il affronte des vents contraires. L’ouverture, sous pression d’une directive européenne, des marchés publics de formation à la concurrence l’avait fortement déstabilisé au début des années 200. Cela avait favorisé le secteur marchand au détriment du secteur public et associatif.
Dans la suite de cette décision, il doit faire face à la concurrence infernale des "Ubers" de la formation qui font baisser les prix et monter les profits en précarisant leur personnel et en excluant les plus éloignés de l’emploi.
Le gouvernement fait de grandes annonces mais réduit les droits des salriés et oblige l’AFPA à fermer 38 centres de formation et à supprimer 1541 CDI, liquidant ainsi le service public de la formation.
Il ne s’agit plus de se former pour progresser mais pour correspondre aux objectifs immédiats du patronat. Ce sont les salariés les moins qualifiés qui pâtissent le plus de cette politique. Décidément, l’ascenseur social est en panne.
Pour toutes ces raisons, nous approuvons le soutien donné à un organisme de formation qui a fait la preuve de son efficacité, de son sérieux et de son utilité sociale.

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