Métropole, Nouveau Département, des effets d’annonce aux actes !

, par mcb

La semaine qui vient de s’écouler a vu se tenir les dernières séances du Conseil Général et du Grand Lyon avant le passage à la Métropole en janvier 2015.

Le protocole financier entre la Métropole et le Nouveau Rhône, que le groupe communiste a voté, était la dernière étape avant la mise en place de ces deux nouvelles collectivités. Ce protocole fixe le partage des dépenses, recettes et biens entre les deux collectivités, ainsi que la dotation de solidarité de la Métropole au Nouveau Rhône. Les calculs correspondant à la réalité et la Loi ayant autorisé la création de la Métropole, nous n’avions pas de raison de ne pas le voter.
Il n’empêche qu’il symbolise avec la dotation de solidarité le fait que le Nouveau Rhône est une création artificielle qui n’a pas les moyens de son existence.
Le redécoupage des cantons réserve la part belle à la droite puisqu’il ne reste que deux conseillers généraux de gauche, qui auront fort à faire pour défendre leur siège en 2015.
Dans cette dernière séance du Conseil Général, Michel Mercier a bien tenté de redire quel avenir mirifique se dessinerait pour ce département de 429 000 habitants dont la plus grosse ville sera Villefranche...Un exercice difficile alors que les départements sont sur la sellette et qu’il faudrait être bien naïf pour ne pas voir les risques de futurs découpages et rattachements à d’autres collectivités ! Je prends date !

Au Conseil de communauté du 15 décembre, Gérard Collomb entamait le grand air de la Métropole proclamant cette dernière séance "historique". Elle aurait pu l’être s’il avait accepté que le voeu présenté par le Groupe Synergies soit mis aux voix, car il se serait vraisemblablement trouvé minoritaire. Mais il a refusé le vote sur ce voeu qui demandait à juste titre que le découpage des circonscriptions électorales de la Métropole soit voté par le parlement après un débat conséquent, position que nous partageons.
Plutôt qu’historique, cette séance a surtout montré les premiers désenchantements du passage à la Métropole.
Les élus de Synergie s’aperçoivent un peu tard que la Métropole menace leurs communes et que dès 2020, tous les maires n’y siègeront pas...mais la Métropole n’est pas une intercommunalité !

Les premières conventions entre la Métropole et les communes témoignent aussi des contradictions et difficultés. Ainsi des pouvoirs de police, découpés arbitrairement entre communes pour le stationnement et métropole pour la circulation. Cette dernière compétence est transférée à la Métropole, mais sera instruite par les communes. La métropole rétribuera les arrêtés, mais à un tarif bien en-dessous de leur coût réel. Mais au fait, où est la simplification annoncée ?

Enfin, les baisses des dotations aux collectivités hypothèquent fortement cette première année de Métropole. Notre groupe a proposé le voeu de l’Association des Maires de France à destination du gouvernement contre la baisse de ses dotations et il a été voté à la quasi unanimité.

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